Chen , un chinois contemporain parmi tant d'autres - yal
Chen est née 3 jours après la mort du grand Mao ; et c’est dans l’esprit de l’enfant unique qu’il s’est épanoui : seul sans frère ni sœurs, protégé, adulé, gâté et sans besoin de partage ni concession. Il a entendu son père vanter les mérites de la grande Chine, des travaux collectifs; et voit son père sombrer dans une déprime capitaliste, sans repères ni buts collectifs. Chen a bien connu des amies, mais l’approche trop traditionnelle ne ressemble pas à ces épisodes télévisuels occidentaux dans lesquels ils sont tous beaux et facilement amoureux. Des filles faciles, il en a connu, mais il ne les a pas respectées. Et pourquoi il devait le faire, une fille reste une fille, un sorte d‘objet pour enfant unique. Avant d’être cet objet, elle n’était que pure obligation sociale. Il a fui l’usine, les petits boulots et l’univers triste pour enfiler le costume du business man avec son idée de relations, pots de vins et repas à rallonge. Mal-élevé, il aimait faire ce qu’il voulait sans impression de limites, mais lui ne savait pas qu’il puisse l’être. Ici, on ne remerciait pas, ni s’excusait. Ni avec ses proches car inhabituelles, ni avec son entourage. Pour faire de l’argent, il était prêt à tout et il touchait à tout. Au pays du faux et de l’absence de règles, rien ne l’effrayait. Au volant de son américaine à l’accent et au logo chinois, il force le passage sans un regard aux obliges. Lui d’abord comme seul leitmotiv. Son besoin de paraître et de dépenser le poussait à arrondir ses fins de mois, et il proposait à du voisinage non influent de leur servir de chauffeur de taxi sur des longues distances. Si par contre, il devait faire un court trajet, il n’hésitait pas à ressortir son vélo, par économie. Quand il se retrouvait au volant, il se sentait libre. Il s’était fait faire une copie d’une chanson « l’amour » en CD et il essayait de l’apprendre à tue-tête dans l’unique but de séduire les filles. La chanson évoquait l’idée de l’amour unique et cela ne l’effrayait pas que ce ne soit pas la réalité. Mais les chinoises restaient malgré tout fleur bleue et il fallait s’adapter. Son caractère chinois de récupérer 3 sous supplémentaires ne lui donnait pas l’impression de perdre la face. Il pouvait même récupérer des meubles ou objets si une amie lui laissait le soin de le faire suite à un déménagement lointain. La partie historique du pays pour lui n’était que pure perte de temps. La grande muraille que les occidentaux escaladent tous les jours, lui ne comprend pas l’utilité. Il imagine si bien de grands buildings à la place de la cite interdite. Cela ferait face au mémorial de Mao, et ça c’était le symbole que toute la chine se réfère, même si la grandeur communiste semblait être loin.Il a l’impression d’être important et que tout s’achète, alors il écrase tout sur son passage et déborde sur le confort des autres. Il se donne ce style du type qui fume et jette son paquet sur la table quand il en a pris une. S’il y a une file d’attente, il essaye de passer devant, met son journal jusque sur son voisin d’avion.Dans les aéroports, il se donne cette contenance à marcher lentement et regarder autour de lui pour savoir si on le regarde. Lui se trouve important. Dans ces circonstances, il s’orne d’une paire de lunettes transparentes enveloppantes, un peu star.Il tire une tête antipathique dans la vie, sauf avec ses clients, ou il retrouve son sourire charmeur ses cadeaux et sa disponibilité. Au restaurant, il aimait enfumer tout son entourage sans s’en inquiéter. Il aimait cette fumée se projeter sur les autres, et les déranger le comblait. Son téléphone mobile sonnait sans cesse et cela le renforçait dans son importance, qu’il soit seul ou avec des clients. Il vociférait dedans avec son ton criard et ses voisins n’écoutaient pas pour autant. Mais lui avec cette régularité de l’utilisation, il jubilait. Il va même jusqu’à boire et manger des symboles de luxe dont il pourra parler avec fierté, mais qu’au fond de lui même, il n’aime pas gustativement. Et ne se gêne pas pour dire à l’étranger qui lui offre au moment de la dégustation que ce n’est vraiment pas bon. Il reste dans l’esprit du racisme contre ses étrangers si différents de la grande chine, mais ils sont fascinés par cette vie outre-atlantique. Petit, il a entendu que le weiguoren était très égoïste et qu’il n’avait pas de notion de famille, contrairement à eux. En Chine, c’est vrai que cela change, les divorces deviennent nombreux et souvent à l’initiative des femmes. Chen ne comprend pas qu’une chinoise ne puisse plus se contenter de leur statut social de leur famille, et qu’elle revendique en catimini du plaisir, de la liberté et de la considération. Chen a une femme, elle s’appelle ming, il l’a connu sur les bancs de l’université. Alors ils se sont fréquentés, et puis elle semblait être vierge et c’était important pour lui, car il n’aurait pas pu se marier avec ses femmes avec qui il avait aimé pourtant jouer et abuser parfois. Pour ming, la situation était claire, Chen était un bon garçon et c’était là l’essentiel. Elle ne l’aimait pas mais il pourrait faire un bon compagnon. Plusieurs fois jeunes, ils étaient allés au cinéma ensemble et enfin lui avait demandé solennellement et timidement si elle voulait faire le chemin de la vie avec lui. Elle avait accepté, mais ils ne se sont pas embrassés pour autant, ni à ce moment là, ni plus tard dans la vie courante. Chen menait sa vie comme il l’entendait, se retrouvait le soir, et allait voir ses parents tous les week-ends. A chaque fois que ming n’était pas à la hauteur culinaire de sa mère, Chen n’hésitait pas à retourner à la maison pour dîner, sans elle. Ming avait des problèmes pour faire tourner la maison, et elle avait du se résigner à appeler sa belle mère pour qu’elle arrête ses exigences de cadeaux auprès de son fils. Cela avait compliqué la relation et facilite la rentrée d’argent pour les courses quotidiennes. Traditionaliste, leur vie n’était pas rythmée par des gestes tendres. Parfois quand Chen avait envie, il la prenait, puis se tournait de son coté dans son lit, relevait sa couette et s’endormait. Ming s’exécutait une fois par semaine, devoir conjugal oblige, sans sourciller, ni envie ; mais avec un peu de douleur vaginale. Elle sentait que de ce point de vue, cela ne marchait pas, mais elle ne s’en formalisait pas, ce n’était pas un but en soi. C’était leur vie et leur tradition. Ils avaient eu un garçon au pays où l’enfant unique doit être un garçon et ce pays ayant ces statistiques de disproportion étonnante que dame nature ne peut expliquer ni les régimes d’influence. Chen et ming, surtout ming d’ailleurs, avaient fait un régime, et le petit xiaoyu était née au milieu d’une famille soudée autour de lui. Les parents de ming s’étaient installés chez eux, dans le salon, pour gérer leur quotidien et l’éducation du petit. La maman, au doux prénom de ping, avait pris en main les fourneaux et le papa gao s’occupait des jeux, de l’accompagner puis de son éducation. Même ming se mettait les pieds sous la table, mais Chen ne fut pas plus reconnaissant. Le budget, c’est les femmes qui le gèrent, et Chen se sentait un peu étranglé par ce fonctionnement établi, alors il menait une 2eme comptabilité pour ses plaisirs parallèles. L’année qui précéda la naissance de son fils, et au moment de l’attribution des maisons par l’état, il s’arrangea pour mettre à son nom l’appartement de ses parents et convenir du mode d’héritage. Néanmoins, il ne voulut pas s’en occuper plus que ça. A leurs vieux jours, il leur trouvera une femme de chambre ou demandera à ming de le faire. Habillé à l’occidental, il arborait fièrement son costume français, et sa ceinture allemande, qualité de fabrication que lui savait bien au dessus de ce que l’on fabrique dans son pays. Il avait joué en bourse une partie de ses économies, et même une partie de celle de ses amis. Et la bourse avait chuté. Ses nuits étaient hantés par le fait de les rencontrer et de devoir leur expliquer Ming dans son travail, devant la platitude de sa vie, avait maintes fois envisagé de regarder ailleurs mais son éducation l’empêchait de réaliser une telle envie. Souvent elle avait senti sur elle le regard charnel de son supérieur qui finalement avait été muté ailleurs. Et cette rupture de fonctionnement les avait propulsé dans les bras. Dans cette relation nouvelle, elle avait eu droit à ce qu’elle ne pouvait accéder dans son couple : du plaisir. Et cette plénitude sexuelle l’avait troublée, elle pensait mélanger désir et amour. Elle était prête à tout quitter pour lui, y compris sa fille, car une femme ne reconstitue jamais un couple avec des enfants. Une femme remariée, qui a laisse son enfant a son mari, peut reprocréer sans pénalité financière. L’amant lui déclarait sans cesse qu’il aimait toujours sa femme, et qu’il n’était pas prêt à la quitter. Ming lui avait demandé enfin le divorce et lui ne pouvait perdre la face. Il lui avait même dit qu’il fermerait les yeux. Il avait désormais de la peine à se regarder dans la glace le matin. Mais pour ming, ce besoin d’officialisation de rupture était un moyen de déclarer sa flamme à son amant. Sans succès, lui ne romprait pas. Mais son amant lui avait trouvé une position de travail, par relations. Et elle commença à gagner de l’argent, que seul son mari commença à jalouser, puis à réglementer. Apres quelques épisodes parallèles amoureuses pour l’un et l’autre, la vie quotidienne avait repris le dessus. Chen de son cote aimait le karaoké avec des clients. C’était le type de soirées où on sait que le client a passé une bonne soirée quand il s’effondre imbibé d’alcool. Alors on lève le verre et après le « gambé » traditionnel, on avale cul-sec le contenu. Des soirées entrecoupées de rires, de boissons et de filles, qui sont des hôtesses qui vous font profiter de leur expérience de la carte et des prix des alcools, sur lesquels elles touchent bien-entendu leur commission. Elles sont ces entraîneuses qui n’ont qu’un objectif qui dure que l’instant : le pourboire de fin de soirée. Alors elles sont faciles, agréables, taquines mais ne sont pas là pour soulager monsieur. Il aimait aussi le sauna où si vous êtes un peu généreux, les filles par l’appât du gain n’hésitent pas à s’offrir à vous, après vous avoir fait monter en pression par des massages au départ détendant, puis relaxant puis localisés. Loin de tout, sans le regard de personne, la main de Chen n’hésitait pas à faire des allers-retours vers les billets, qu’il leur jetait affrontement. Et tous deux obtenaient ce qu’ils voulaient. La semaine, les soirées étaient organisées autour des programmes TV, et le week-end permettait de voir des amis, de sortir ensemble au restaurant ou de jouer collectivement à des jeux de cartes ou des jeux plus sportifs tels le ping-pong ou le badminton. La notion de collectif reste la base du dialogue, même si aujourd’hui les thèmes de la politique ne sont toujours pas abordés, autant par dépits que par précaution. En groupe, bien entendu, pas de gestes déplacés, encore moins de manifestations de tendresse. Mais Chen et ming ont des amis avec qui ils pouvaient aborder tous les problèmes de la vie, sauf ceux intimes. Sûrement Chen ne se voyait pas comme son père à sortir son oiseau tous les dimanches avec son costume de camarade de l’ancien régime, que lui n’avait pas connu. Finalement, il se demandait s’il n’était pas en train de brûler les étapes, s’il ne lui avait pas manqué une génération d’exemple. Son père gemiyan et sa mère xiaokun passaient leur temps maintenant à profiter des innombrables chaînes de télévision. Son père retournait de temps en temps jouer dans la rue à majang – sorte de jeux de dames- ou profitait d’aller marcher un peu, pendant que xiaokun ne lâchait pas sa maison la journée. Le matin, par contre, xiaokun, aimait aller dans le parc d’à coté pour faire de l’exercice, du tajiquan, qui lui permettait de garder une souplesse. Par tous temps et toutes températures, elle profitait de ce moment pour elle. Et puis, ils sortaient tous les deux faire les courses en bus, était leur lot quotidien et ils erraient dedans. Ils avaient bien imaginé prendre l’avion pour voyager mais cela leur tournerait la tête. Et puis qui voir ? Alors ils gardent leurs amis de travail, des anciens collègues qu’ils retrouvent souvent en fin de journée, qui se terminent par des jeux de cartes pour les hommes et des moments de discussion pour les femmes. Le temps des douches collectives 1 fois par semaine, Chen lui l’avait connu petit. Il était fier d’y aller avec son père, sorte de messe dominicale et ou un préposé vous frotte le dos pour 1 yuan. En mémoire, c’était de bons souvenirs, et ces pratiques existaient toujours dans les quartiers. Chen éprouvait de la fierté de posséder cette salle de bains complète chez lui. Dans sa vie, il y avait des obligations de fonctionnement pour éviter les resquilleurs dans un système gouvernementaliste dépassé : les cartes rechargeables d’électricité étaient la preuve de l’ineptie.
Les citations de Confucius «L'homme de bien ne demande rien qu'à lui-même ; l'homme de peu demande tout aux autres.» «Agissez envers les autres comme vous aimeriez qu'ils agissent envers vous.» «Mieux vaut étudier que jeûner tout un jour et veiller toute une nuit pour méditer en vain.» «La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents.» «Quand on ne sait pas ce qu'est la vie, comment pourrait-on savoir ce qu'est la mort ?» «Je n’ai pas encore vu un homme qui ait pu apercevoir ses défauts et qui s’en soit blâmé intérieurement.» «Ne vous affligez pas de ce que les hommes ne vous connaissent pas ; affligez-vous de ne pas connaître les hommes.» «On peut connaître la vertu d’un homme en observant ses défauts.» «L’homme sage n’est pas comme un vase ou un instrument qui n’a qu’un usage ; il est apte à tout.» «Nous sommes frères par la nature, mais étrangers par l'éducation.» «Un homme sans foi : je ne sais ce qu'il faut en faire.» «L'archer a un point commun avec l'homme de bien : quand sa flèche n'atteint pas le centre de la cible, il en cherche la cause en lui-même.» «Quand vous plantez une graine une fois, vous obtenez une seule et unique récolte. Quand vous instruisez les gens, vous en obtenez cent.» «Le prince ne doit pas craindre de n’avoir pas une population nombreuse, mais de ne pas avoir une juste répartition des biens.» «Apprendre sans réfléchir est vain. Réfléchir sans apprendre est dangereux.» «Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte.» «Quand vous voyez un homme sage, pensez à l'égaler en vertu. Quand vous voyez un homme dépourvu de sagesse, examinez-vous vous même.» «Sans langage commun les affaires ne peuvent être conclues.» «Rien ne sert de parler des choses qui sont déjà accomplies, ni de faire des remontrances sur celles qui sont déjà très avancées, ni de blâmer ce qui est passé.» «Qui ne se préoccupe pas de l'avenir lointain, se condamne aux soucis immédiats.» «Quand vous rencontrez un homme vertueux, cherchez à l'égaler. Quand vous rencontrez un homme dénué de vertu, examinez vos propres manquements.» «Dépasser les limites n'est pas un moindre défaut que de rester en deçà.» «On doit aimer son prochain comme soi-même ; ne pas lui faire ce que nous ne voudrions pas qu'il nous fît.» «Agis avec gentillesse, mais n’attends pas de la reconnaissance.» «L'homme de bien est droit et juste, mais non raide et inflexible ; il sait se plier mais pas se courber.» «Trois sortes d'amis sont utiles, trois sortes d'amis sont néfastes. Les utiles : un ami droit, un ami fidèle, un ami cultivé. Les néfastes : un ami faux, un ami mou, un ami bavard.» «Hélas ! Je n'ai encore vu personne qui aimât la vertu comme on aime la beauté corporelle.» «Quand la haine ou la faveur de la multitude s'attache à un homme, il faut examiner pourquoi.» «Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour.» «Que l'on s'efforce d'être pleinement humain et il n'y aura plus de place pour le mal.» «Lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n'est pas forcément le pot qui est vide.»«On ne doit jamais penser à la distance, quelle qu'elle soit, qui nous sépare de la vertu.» «Est vraiment sage celui qui, sans présumer d'avance qu'on cherche à le tromper ou qu'on se méfie de lui, est capable de déjouer au moment voulu les ruses.» «Ne te crois point si important que les autres te paraissent insignifiants.» «Une injustice n'est rien, si on parvient à l'oublier.» «On s'égare rarement en s'imposant soi-même des règles sévères.» «Celui qui est sévère envers lui-même et indulgent envers les autres évite les mécontentements.» «Le sage est calme et serein. L'homme de peu est toujours accablé de soucis.» «Tuer un homme pour sauver le monde, ce n'est pas agir pour le bien du monde. S'immoler soi-même pour le bien du monde, voilà qui est bien agir.» «Appliquez-vous à garder en toute chose le juste milieu.» « Ne vous souciez pas d'être sans emploi ; souciez-vous plutôt d'être digne d'un emploi. » « Trois sortes d'amis sont utiles, trois sortes d'amis sont néfastes. Les utiles : un ami droit, un ami fidèle, un ami cultivé. Les néfastes : un ami faux, un ami mou, un ami bavard. » « Qui ne se préoccupe pas de l'avenir lointain, se condamne aux soucis immédiats. » « Il faut se garder de trois fautes : parler sans y être invité, ce qui est impertinence ; ne pas parler quand on y est invité, ce qui est de la dissimulation ; parler sans observer les réactions de l'autre, ce qui est de l'aveuglement. » « Sans principes communs, ce n'est pas la peine de discuter. » « Ceux dont la connaissance est innée sont des hommes tout à fait supérieurs. Puis viennent ceux qui acquièrent cette connaissance par l'étude. Enfin, ceux qui, même dans la détresse, n'étudient pas : c'est le peuple. » « Quand vous rencontrez un homme vertueux, cherchez à l'égaler. Quand vous rencontrez un homme dénué de vertu, examinez vos propres manquements. » « Une injustice n'est rien, si on parvient à l'oublier. » « Le silence est un ami qui ne trahit jamais. » « L'homme de bien situe la justice au-dessus de tout. Un homme de bien qui a la bravoure mais qui ignore la justice sera un rebelle. L'homme médiocre qui a la bravoure mais qui ignore la justice sera un brigand. » « Lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n'est pas forcément le pot qui est vide. » « Négligez et vous perdrez. Cherchez et vous trouverez. Mais chercher ne conduit à trouver que si nous cherchons ce qui est en nous. » « Avoir assez d'empire sur soi-même pour juger des autres par comparaison avec nous, et agir envers eux, comme nous voudrions que l'on agît envers nous-mêmes, c'est ce qu'on peut appeler la doctrine de l'humanité ; il n'y a rien au-delà. » « Rien n'est jamais sans conséquence, En conséquence, rien n'est jamais gratuit. » « Ce qu'on sait, savoir qu'on le sait ; ce qu'on ne sait pas, savoir qu'on ne le sait pas : c'est savoir véritablement. » « Apprendre sans réfléchir est vain. Réfléchir sans apprendre est dangereux. » « Celui qui aime à apprendre est bien près du savoir. » « Ne choisis tes amis que parmi tes égaux. » « Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. » « Le problème des hommes, c'est qu'ils négligent leur propre champ pour aller ensemencer celui des autres. » « Hélas ! Je n'ai encore vu personne qui aimât la vertu comme on aime la beauté corporelle. » « Rappelle-toi que ton fils n'est pas ton fils, mais le fils de son temps. » « La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents. » « Celui qui déplace la montagne, c'est celui qui commence à enlever les petites pierres. » « L'expérience est une lanterne attachée dans notre dos, qui n'éclaire que le chemin parcouru. » « Une image vaut mille mots. » « L'homme supérieur ne demande rien qu'à lui-même ; l'homme vulgaire et sans mérite demande tout aux autres. » « On ne doit jamais penser à la distance, quelle qu'elle soit, qui nous sépare de la vertu. » « Ne vous souciez pas de n'être pas remarqué ; cherchez plutôt à faire quelque chose de remarquable. » « Quand vous plantez une graine une fois, vous obtenez une seule et unique récolte. Quand vous instruisez les gens, vous en obtenez cent. » « Je n'ai pas encore vu un homme qui ait pu apercevoir ses défauts et qui s'en soit blâmé intérieurement. » « L'archer a un point commun avec l'homme de bien : quand sa flèche n'atteint pas le centre de la cible, il en cherche la cause en lui-même. » « Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte. » « Agis avec gentillesse, mais n'attends pas de la reconnaissance. » « Le prince ne doit pas craindre de n'avoir pas une population nombreuse, mais de ne pas avoir une juste répartition des biens. » « Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté. » « Qui ne connaît la valeur des mots ne saurait connaître les hommes. » « Qui comprend le nouveau en réchauffant l'ancien peut devenir un maître. » « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson. » « La vie de l'homme dépend de sa volonté ; sans volonté, elle serait abandonnée au hasard. » « Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de questions. » « Que l'on s'efforce d'être pleinement humain et il n'y aura plus de place pour le mal. » « L'homme de bien ne demande rien qu'à lui-même ; l'homme de peu demande tout aux autres. » « Le sage a honte de ses défauts, mais n'a pas honte de s'en corriger. » « Le sage ne s'afflige pas de ce que les hommes ne le connaissent pas ; il s'afflige de ne pas connaître les hommes. » « Se peut-il qu'un homme soit moins sage qu'un oiseau ? » « Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour. » « Est vraiment sage celui qui, sans présumer d'avance qu'on cherche à le tromper ou qu'on se méfie de lui, est capable de déjouer au moment voulu les ruses. » « L 'homme de bien est droit et juste, mais non raide et inflexible ; il sait se plier mais pas se courber » « Si tu rencontres un homme de valeur, cherche à lui ressembler. Si tu rencontres un homme médiocre, cherche ses défauts en toi-même. » « Le père qui n'enseigne pas ses devoirs à son fils est autant coupable que ce dernier s'il les néglige. » « L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte. » « Un mot perd l'affaire, un homme détermine le sort d'un empire. » « Le commerce du sage est sans valeur et il perfectionne ; le commerce de l'homme de peu est agréable, et il corrompt. » « Pour un mot, un homme est réputé sage ; pour un mot, un homme est jugé sot. » « La voie du juste milieu n'est pas suivie. Les hommes intelligents vont au-delà, les ignorants restent en deçà." « Les sages veulent trop faire, et l'homme de peu pas assez. C'est ainsi que tout homme boit et mange, et peu savent juger des saveurs. » « L'homme de bien se révèle dans les grandes occasions ; l'homme de peu ne s'accomplira jamais que dans les petites tâches. » « Pas trop d'isolement ; pas trop de relations ; le juste milieu, voilà la sagesse. » « Etudier tout en répétant, n'est-ce pas source de plaisir ? » « La vraie faute est celle qu'on ne corrige pas. » « Rien ne sert de parler des choses qui sont déjà accomplies, ni de faire des remontrances sur celles qui sont déjà très avancées, ni de blâmer ce qui est passé. » « La prodigalité conduit à l'arrogance, et la parcimonie à l'avarice. L'arrogance est pire que l'avarice. » « Le tout est plus grand que la somme des parties » « L'invariabilité dans le milieu est ce qui constitue la vertu. » « L'erreur est égale, que l'on dépasse les bornes ou que l'on reste en deçà. » Mieux vaut étudier que jeûner tout un jour et veiller toute une nuit pour méditer en vain. » « Tuer un homme pour sauver le monde, ce n'est pas agir pour le bien du monde. S'immoler soi-même pour le bien du monde, voilà qui est bien agir. » « Quiconque a entendu les cris d'un animal qu'on tue ne peut plus jamais manger de sa chair. » « Celui qui plante la vertu ne doit pas oublier de l'arroser souvent. » « Ce n'est pas un malheur d'être méconnu des hommes, mais c'est un malheur de les méconnaître Si tu rencontres un homme de valeur, cherche à lui ressembler. Si tu rencontres un homme médiocre, cherche ses défauts en toi-même. » « Le père qui n'enseigne pas ses devoirs à son fils est autant coupable que ce dernier s'il les néglige. » « L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte. » « Un mot perd l'affaire, un homme détermine le sort d'un empire. » « L'invariabilité dans le milieu est ce qui constitue la vertu. » « L'erreur est égale, que l'on dépasse les bornes ou que l'on reste en deçà. » « Mieux vaut étudier que jeûner tout un jour et veiller toute une nuit pour méditer en vain. » « Tuer un homme pour sauver le monde, ce n'est pas agir pour le bien du monde. S'immoler soi-même pour le bien du monde, voilà qui est bien agir. » « Quiconque a entendu les cris d'un animal qu'on tue ne peut plus jamais manger de sa chair. » « Celui qui plante la vertu ne doit pas oublier de l'arroser souvent. » « Examine si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette. » « On peut connaître la vertu d'un homme en observant ses défauts. » « Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir. » « La conscience est la lumière de l'intelligence pour distinguer le bien du mal. » « Rendez le bien pour le bien et la justice pour le mal. » « Notre plus grande gloire n'est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons. » « Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions. » « Je ne puis apprendre à parler à qui ne s'efforce pas de parler. » « Lorsque vous travaillez pour les autres, faites-le avec autant d'ardeur que si c'était pour vous-même. » « Il est rare de trouver un homme qui se livre trois ans à l'étude, sans avoir en vue un salaire. » « Ne parlez jamais de vous, ni en bien, car on ne vous croirait pas, ni en mal car on ne vous croirait que trop. » « Celui qui est sévère envers lui-même et indulgent envers les autres évite les mécontentements. » « Oublie les injures, n'oublie jamais les bienfaits. » « Agissez envers les autres comme vous aimeriez qu'ils agissent envers vous. » « L'homme honorable commence par appliquer ce qu'il veut enseigner ; ensuite il enseigne. » « Se regarder scrupuleusement soi-même, ne regarder que discrètement les autres. » « On doit aimer son prochain comme soi-même ; ne pas lui faire ce que nous ne voudrions pas qu'il nous fît. » « J'entends et j'oublie, Je vois et je me souviens, Je fais et je comprends. » « Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés. » « Les fautes des hommes sont relatives à l'état de chacun. » « C'est un tort égal de pécher par excès ou par défaut. » « Ne vous affligez pas de ce que les hommes ne vous connaissent pas ; affligez-vous de ne pas connaître les hommes. » « Il est plus difficile de se défendre de l'amertume dans la pauvreté que de l'orgueil dans l'opulence. » « Quand vous voyez un homme sage, pensez à l'égaler en vertu. Quand vous voyez un homme dépourvu de sagesse, examinez-vous vous même. » « Quand on ne sait pas ce qu'est la vie, comment pourrait-on savoir ce qu'est la mort ? » « Plutôt que de maudire les ténèbres, allumons une chandelle, si petite soit-elle. » « L'homme supérieur c'est celui qui d'abord met ses paroles en pratique, et ensuite parle conformément à ses actions. » « Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. » « Une petite impatience ruine un grand projet. » « Vous ne savez pas comment servir les hommes. Comment sauriez-vous servir les dieux ? » « Dépasser les limites n'est pas un moindre défaut que de rester en deçà. » « Nous sommes frères par la nature, mais étrangers par l'éducation. » « L'ouvrier qui veut bien faire son travail doit commencer par aiguiser ses instruments. » « Il est parfois des moissons qui n'arrivent pas à fleurir ; il en est aussi qui, après avoir fleuri, n'ont pas de grain. » « Celui qui ne craint pas de promettre de grandes choses a de la peine à les exécuter. » « Entendre ou lire sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans livre ni maître est dangereux. » « La joie est en tout ; il faut savoir l'extraire. » « On s'égare rarement en s'imposant soi-même des règles sévères. » « Quand la haine ou la faveur de la multitude s'attache à un homme, il faut examiner pourquoi. » « Quand l'oiseau est près de mourir, son chant devient triste ; quand l'homme est près de mourir, ses paroles portent l'empreinte de la vertu. » « Le sage est calme et serein. L'homme de peu est toujours accablé de soucis. » « Faire le bien sans chercher de récompense ; fuir le mal sans craindre le châtiment : homme rare sous le ciel. » « Sans langage commun les affaires ne peuvent être conclues. » « L'homme sage n'est pas comme un vase ou un instrument qui n'a qu'un usage ; il est apte à tout. » « C'est seulement quand l'hiver est arrivé qu'on s'aperçoit que le pin et le cyprès perdent leurs feuilles après tous les autres arbres. » « Le sage se demande à lui-même la cause de ses fautes, l'insensé le demande aux autres. » « La Vertu ne va jamais seule ; elle attire toujours des imitateurs. » « Le grave défaut est d'avoir des défauts et de ne pas s'efforcer de s'en corriger. « Celui qui sait obéir saura ensuite commander. « Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances. » « Ecoutez beaucoup, afin de diminuer vos doutes ; soyez attentifs à ce que vous dites, afin de ne rien dire de superflu ; alors, vous commettrez rarement des fautes. » « Dépasser le but, ce n'est pas l'atteindre. » « Un homme sans foi : je ne sais ce qu'il faut en faire. » « Ne te crois point si important que les autres te paraissent insignifiants. » « Quand on peut accomplir sa promesse sans manquer à la justice, il faut tenir sa parole. » « Appliquez-vous à garder en toute chose le juste milieu. » « Je n'ai pas encore vu un homme qui aimât la vertu autant qu'on aime une belle apparence. » « Le père cache les fautes de son fils, le fils cache les fautes de son père. » « Il n'y a que les pères et les mères qui s'affligent véritablement de la maladie de leurs enfants. »
La chine en quelques cartes postales - yal Capitale du nord en chinois, beijing que les occidentaux appelaient pékin au 19eme siècle par manque de compréhension réciproque, ville d’entrée en plaine, coincée par les montagnes au nord et assez loin de la mer. Pékin qu’on aborde après avoir survolé les plaines désertiques russes, les vallées bucoliques et vertes du peuple Mongole, puis la muraille de chine qu’on voit sur des centaines de km avant de se poser sur un aéroport dont les alentours ont un accent étrange, mais pas agréable : sorte de baraquements qui ornent les pistes de part et d’autres et qui rappellent les sombres heures militaires. Une ville encerclée de 5 rings (périphériques) tout en en carrée et dont la fierté de l’habitant réside à habiter le plus proche du barycentre de la ville : l’historique mais quelconque place Tian an men avec Mao empaillé d’un coté et l’entrée de la citée interdite où on grandit toutes les dynasties. Un palais fait de suites et de cases correspondant aux grades des favorites, une esthétique typique mais rondondante. Les vestiges du passé que l’on garde avec cette cité centrale est le prestigieux palais d’été avec un lac sorti de l’imaginaire asiatique, le temple du ciel, puis les portes de l’ancienne ville qui jalonnent la ville de leur majestuosité. Par ailleurs, les quartiers Yutongs – petites maisons populaires qui composaient pékin auparavant - tendent à disparaitre au profit des gratte-ciels, qui poussent, certes moins vite que sa rivale Shanghai, mais en nombre suffisant. Les jeux olympiques auront donné un élan à pékin, un élan tourné vers un esprit nouveau en architecture. Une agitation permanente, un manque de retenue, mais le monde tourne, on voit les gens grimaçants, s’organisant … la vie progresse. Les restaurants bondés, les attitudes occidentales, les pratiques commerciales d’un autre âge dans la rue et les étalages du soir proposant aux badauds des insectes grillés, tous plus épouvantables les uns des autres.Tout est vie, avec ce mélange de toutes les influences … *** Le chinois a un amour tout au long de sa vie : son drapeau, il l’a dans le cœur du 1er au dernier jour et même s’il nait ailleurs, c’est une hérédité qui lui donne des airs de suffisance, mais sans conteste il se tuerait pour son pays. Le pays avec ses 52 ethnies n’est pas perçue comme des différences difficiles mais comme une complémentarité nécessaire et même si les facies des provinces turcs ou tibétaines sont de loin ressembler à ceux des Hans des villes. Mao avait crée cette fierté et cette unité. La chine ne fait qu’un, et personne ne doit intervenir dans cette famille cosmopolite, on n’accepte ni critiques, ni louanges, ce sont leurs affaires intérieures ! D’un seul homme, le pays s’est levé suite aux tremblements de terre, les gens de bonne volonté, les médecins ont fait une chaine extraordinaire de solidarité, on ne voyait plus qu’une seule tête, elle avait la couleur du drapeau. Ils ont afflué pour soigner, reconstruire, avec une bonne volonté apparente, de l’huile de coude que seuls certains pays peuvent connaitre.Le 2eme amour et cela peu d’occidentaux le savent, c’est la culture du basket-ball, de partout on se dirait à Harlem au coin d’une rue, les chinois ont l’amour de ce sport, même si l’équipe chinoise n’a pas le rayonnement escompté en compétition, et ce malgré ses 2 stars jouant dans la NBA. Le chinois a cette charge pesante qui est de celle de sa famille, ascendante et descendante. Il est chouchouté à outrance petit mais doit assumer plus grand toute la lignée. Même si enfant, il fait preuve de grande liberté et peu de contraintes, on lui apprend le respect des anciens et la modestie, que la majorité conservera adulte dans sa vie de tous les jours.La religion comme les opinions personnels ont leur place tant qu’elles ne s’étalent pas ou qu’elles ne soient pas l’objet ni de propagande ni de revendication publique. Vous pourrez croiser par-exemple des communautés aux tenues musulmanes qui vivent tranquillement au quotidien. Et tout le monde s’en accommode. Mao a fait faire un bond en avant à la chine mais il a sous-estimé la capacité commerçante du chinois et a cassé des signes et habitudes qu’il a considéré faisant partie d’une hypocrisie bourgeoise : les bonjour- au revoir, merci sont des mots qui n’ont plus été utilisés pendant de nombreuses années, ils ré-apparaissent aujourd’hui avec bonheur pour tout occidental qui voit là une manière de prendre contact de manière si naturelle.Le culte du bien-être donne à ce peuple un accent que nombreux ignorent : les massages de pieds, de tête au quotidien, la nourriture en soin palliatif … en étant loin des images scabreuses … Mais le Chinois reste distant car il garde son intégrité et ne souhaite pas être ni effleuré, ni touché : serrer la main, des embrassades sont des rites des autres, pas les leurs … ils ont de la peine à s’habituer lorsqu’ils habitent ailleurs … *** On dénombre 4 grands types de comportement qui sont liés à des géographies.L’agitation des grosses villes que sont Pékin-Shanghai-Guangzhou-Shenzhen, des villes lourdes, qui se sentent capitales. Des villes arrogantes et dantesques. Un bémol sur Guangzhou l’européenne, qui a des accents des pays tropicaux du sud-est asiatique avec son architecture parfois ibérique, des rues pas droites et des arbres dans tous les sens. Inhabituel.Les cas à part que sont Hong-Kong l’ancienne capitale anglaise, plaque tournante du commerce, Macao, rendu en avance en 1997 par les Portugais, lieu de débauche et de casino, et l’île de Haïnan qui est l’Haiwaï chinois au large de ces 2 îles, sorte de paradis chinois envahi par les russes essentiellement … Les villes de 2eme plan mais néanmoins multi- millionnaires, qui ont ce complexe de n’être que secondaires et qui mettent en avant des caractéristiques propres : leur bière, leur cuisine locale, leur vivier de joueurs de tel ou tel sport, mais ils affirment leur indépendance avec un dialecte local et des chaines de télévision en abondance … Certaines peuvent être très éloignées des grands axes et d’autres proches. La campagne et montagne, que je ne connais que mal, mais dont les conditions de vie sont souvent durs. Les écarts de vie sont très larges : des plaines chaudes de thé au sud proche de la Birmanie, jusqu’au désert du nord et en passant par la vie des montagnes et du froid du nord-est, il existe des chines bien différentes. Surprenant, ce sont les légendes qui existent dans la tête des chinois : une belle fille viendra du Jiangsu, les chinois du nord sont grands et savent bien recevoir avec de la quantité, les sudistes petits et mal-fagotés, les Shanghanaises savent mieux calculer leur vie que les autres, les gens de Wenzhou ont envahi le monde pour faire du commerce … Au niveau industrie, la chine a des spécialisations géographiques pour des raisons de cohérence et planification. L’électronique, le travail du cuir et les luminaires seront dans le sud, l’industrie lourde dans le nord et au centre, l’industrie légère dans le couloir shanghanais (sud jiangsu / shanghai / Zhejiang), les rizières dans les endroits protégés mais pas forcément montagneuses où ils peuvent avoir jusqu’à 3 récoltes par an…. Des spécificités fortes aussi comme l’est YIWU, ville qui fabrique pour le monde entier des produits de basse qualité et dont chaque certificat sent le faux. Il y a une culture de la triche qui est ancrée … *** Les traditions du quotidien sont fortes : celle de donner 1000 RMB à toutes occasions aux enfants, grands-parents ; mais aussi celles qui consistent à accompagner les enfants dans leurs installations. Les parents offrent les meubles et dans les villes l’appartement qui servira de dot et de nid aux nouveaux mariés. Le nouveau couple marié franchira la porte de la maison ensemble : la mariée dans les bras de son époux. La notion de devoir est au dessus de tout : les parents offrant leur temps, énergie et souvent argent à la descendance sans attendre ni remerciements ni gratitudes. Tout remerciement serait considéré comme étrange, car on fait parce qu’on doit. Faire ce que l’on souhaite sans contraintes, ni remords : finalement « je ne fais plus », « j’annule » … est monnaie assez courante. Pas de culpabilisation judéo-chrétienne … juste un enseignement lointain de confucius et un minimum de respect. Dans l’éducation des petits, les grands doivent accepter la loi du plus petit, c’est preuve de respect aussi, et chacun à son tour dans son évolution devra comprendre qu’il laisse la place du privilégié et endosse un autre rôle. La vie en communauté dans le cercle familial est la notion la plus importante, chacun devra trouver sa place tel un échiquier. Dans toute nouvelle donne, un nouveau positionnement, de nouvelles contraintes de fonctionnement, de nouvelles responsabilités. Les achats sont souvent collectifs et réfléchis ensemble, idem pour les choix d’étude. On ne s’appelle pas par son prénom mais sa position : oncle (tjoutjou), tante (ahi), grand-frère (gege), petit-frère (didi), cousin, grand-père (yeye), grand-mère (nanane). Et pareil hors cadre familial : une personne qui a l’âge de son grand-père se verra attribuer le surnom de yeye et ainsi de suite. L’enfant aura ce respect hors cadre familial pour son entourage. De cette structure d’appellation, les enfants gardent cette notion de respect, car le référentiel est familial, donc essentiel. Il existe parfois des distinctions pour appeler ses grand-parents si on porte le nom ou pas. Mais il n’y a pas de généralités, les dialectes et les régions faisant les frontières des distinctions. *** La nourriture chinoise est d’une grande diversité car ils n’hésitent pas s’aventurer sur des expériences (chien, chat, tortue …), de plus ils ont un tel territoire, qu’ils ont une réelle diversité. La constante hors riz et pates chinoises, restent les champignons, les viandes et poissons en sauce, les algues. Les typologies de restaurant Les américains qui pullulent de partout, inimaginable …. : MC Do et KFC Les restaurants étrangers qui gardent leur structure de fonctionnement originel : rares sont les restaurants réellement occidentales hors grosses-villes. Les fast-food asiatiques : le meilleur des 2 mondes. Une nourriture de bien plus grande qualité et diversité que les fast-food connus. Avec des prix d’attaque. Les locaux avec des plats simplifiés pour quelques RMB. Base de plats de riz avec un accompagnement. Les traditionnels avec pèche à l’entrée, plateau tournant, grande table et service central informatisé. Multi-plats avec un plateau tournant où chacun pioche dedans, on ne finit pas les plats par correction... et on a une palanqué de choix. Et puis les repas pris dans la rue dans des estancos de fortune. On part avec sa boite jetable et baguette. La rapidité des restaurants est tout à fait extraordinaire sauf plats à part. *** Un homme aux 70 femmes, aux innombrables enfants, un homme injuste à casser l’intelligentsia contre lui, à changer la face de son pays. C’est un homme qui aura été l’un des plus grands sanguinaires de l’histoire du monde. C’est un paysan cultivé qui a fait pour son pays une doctrine qui sera enseigné tous les soirs pendant 30 ans, quartier par quartier, ville par ville et région par région. Une pyramide extraordinaire de fonctionnement, jusqu’à de l’auto-contrôle à excès. C’est un homme qui gardera des principes de paysan : méfiant sur ce qui l’entoure, pas propre dans son hygiène, et simple dans son fonctionnement. Cette ultra-méfiance le coupera de son pays et il ne voyagera quasiment jamais, laissant des relais locaux lui remonter les humeurs de son peuple. C’est un homme qui aura eu l’immense intelligence à attirer un pays frère avec ses technologies, à unifier son pays et n’en faire qu’un, à faire sortir son pays des campagnes et à créer une traduction occidentale de son langage fait de 7000 signes. C’est un homme qui aura commis l’erreur de sous-estimer son peuple dans leurs initiatives personnelles et cette richesse génétique. Un homme qui aura voulu simplifier les rapports humains, casser les codes des respects et courtoisie, changer la face des rapports humains, réduit les religions dans leurs expressions quotidiennes, rasé l’histoire à travers ses bâtiments. C’est un homme qui aura porté dans son cœur son pays, il en aura fait sa religion en même temps que son ambition personnelle démesurée, mais sous couvert de désintérêt fort illusoire. Il se méfiera toute sa vie des contre-pouvoirs, des électrons-libres. Il leur cassera les ailes. Sa femme rajouta de l’huile sur le feu, elle le payera à sa mort. Cet homme, c’est Mao. *** L’image de propreté des chinois à l’extrême est peu connue hors des campagnes : les rues sont propres et ils y mettent les moyens dans l’éducation et les personnes en charges. Ce qui est moins connu, c’est la phobie des microbes et saletés ramenés chez soi, et donc la gestion en premier lieu des chaussures : que vous soyez de la famille ou de passage, vous devrez quitter vos chaussures à l’entrée et enfiler des tongs dont toutes les tailles sont représentées à l’entrée (jusqu’à 42, pas 48…). Pour la famille, le vice est poussé plus loin : on change tous les vêtements extérieurs. La majorité de ceux qui font du vélo porte aussi des masques contre la poussière, enfile le plus souvent un blouson à l’envers par devant pour se protéger aussi, et ce même à 40°c ! Les campagnes sont un vivier de main d’œuvre, cohabitation des deux mondes mais les « riches » tirent l’économie vers le haut, le nombre de personnes en charge de petites taches est impressionnant, on verra entre les immeubles toujours des préposés au nettoyage, au jardinage … et toujours ces balayeurs des rues et des parcs qui sans cessent nettoient les villes aux designs carrés, car partis de rien pour créer de toutes pièces ces villes. Les USA en exemple. L’organisation de l’exode rural est assez exemplaire en terme social : quand certains verront une tristesse de voir des dortoirs, la réalité est autre. Les employeurs donnent un cadre social à un travail avec des salles de jeux, un réfectoire, parfois des salles de bien-être (massage, coiffeur…). Il y a toujours des brebis galeuses qui profitent du système mais dans l’immense majorité, le système est sain et les personnes qui la composent sont heureuses d’y être, pouvant garder leur salaire réduit comme argent de poche ou à envoyer à la famille. Le miracle chinois est avant tout dans l’état d’esprit des chinois, leur sens de l’entreprenariat, de leur remise en cause : passer d’un job à un autre … sans remords et sans a-priori et encore moins sans barrières comme nous pouvons les connaitre en France. Chassez le naturel et … , le chinois a tendance à magouiller, à s’arranger, à gagner quelques m², à aménager sans accord une terrasse en pièce à vivre ou à payer des dessous de table pour avoir tel ou tel certificat … Et c’est un point concordant avec des pays d’Afrique du nord. Les chinois essayent de faire les choses en beau et c’est vrai que les matériaux utilisés sont souvent exceptionnels, mais la finition « dans les coins » laissent à désirer. On se moque de ce qui ne se voit pas, ce qui a pour conséquence un mauvais vieillissement et un cycle de préservation plus court. Il y a une certaine facilité de la vie en chine, achetez un ordinateur et hop on vous le livre et ce d’autant plus vrai que quand vous êtes dans une ville de deuxième zone. Un SAV local aussi, tout à fait empirique mais diablement efficace. Vous venez d’acheter un luminaire et une lampe grille, appeler le fournisseur et il envoie un employé vérifier les ampoules. Achetez une clim et on vous la pose. Ce qui est le plus surprenant, c’est que le camion de livraison ressemble parfois à une mobylette qui tire une remorque dans laquelle trône votre bien. C’est dans la vie de tous les jours mais surtout dans les grands chantiers que vous verrez côtoyer deux mondes : d’immenses monstres de machines détruisent, creusent et avancent et tout en même temps des petites mains trient, grattent et ratissent … parfois d’anciennes machines sortis d’un jeu de meccano assument un travail complémentaire de creusement. Incredible china ! (slogan connu …) ** Contrairement à ce que les occidentaux pensent, les chinois ne sont que peu intéressés par les copies, ce sont des productions pour les étrangers. Idem pour un certain nombre de produits que l’on ne trouvera pas ici ou seulement à des prix ahurissants, pour exemple du matériel de golf où les prix trouvés ici sont faramineux. Deuxième préjugé, on s’imagine que tout n’est pas cher en chine et ce n’est pas exact, il y a une espèce de prix mondial sur les ordinateurs, voitures et autres électroniques comparables. L’alimentation a des prix assez proches sauf des denrées de première nécessité comme le riz et les légumes. On pourra trouver la viande parfois deux fois moins cher, mais c’est un cas à part. D’autres produits moins nécessaires ont des prix plus importants, souvent ils sont apparentés à des formes de consommation étrangère. Ma confiture de fraises fabriquée en chine est à savourer, et ma crème à raser de qualité bien moyenne vaut 3 fois le prix. Mais le chinois ne se rase pas souvent et ne mange pas de confitures…. En fait c’est le rapport entre ce que « je paye » et ce que « je gagne » qui est différent, mais le prix est comparable. ** Les prénoms sont donnés sans référentiel, on appellera une fille « petit poisson » ou « mer et forêt » ou « étranger », mais l’utilisation des prénoms étant rares, même dans un cadre professionnel, on utilisera son nom et non pas son prénom. Le rapport avec l’étranger est complexe : on s’en méfiera autant qu’on l’enviera, la fierté d’être chinois protégera de vouloir partir, sauf les filles qui y voyaient un intérêt de promotion social. Mais habiter hors frontières leur pèse et tous les chinois essayent de se reconstituer un monde à eux qu’ils protègent avec des sourires en aucun cas de circonstance. La plus grande considération que votre famille d’adoption chinoise puisse vous faire, c’est de vous rebaptiser … La chine mon deuxième pays. Et quand je vois la fierté qu’ont les chinois à défendre leur pays et leurs drapeaux, je me dis que mon cœur est aussi un peu rouge. Avec 5 petites étoiles couleur or dedans.
Au pays des noms inventés, mes parents m’ont appelé Zheyu, Zhe et yu comme les initiales de zhejiang et yunan, les deux provinces d’origine de mes parents. Voila je suis gardien d’immeubles de luxe dans une petite ville, avec beaucoup de paysans qui sont venus des campagnes avoisinantes. Les immeubles dans le parc sont luxueux avec des beaux matériaux mais je vois bien qu’ils ne sont pas mieux que mon immeuble de 30 ans, ils vieillissent vite, on a du déjà refaire les allées et faire intervenir les réparateurs pour de multiples problèmes. Certains nous appellent en pensant que c’est un nouveau problème alors que c’est eux qui ont oublié d’aller racheter leurs cartes de recharges d’électricité par exemple. Certains pensent que le luxe leur donnerait des fonctionnements différents. Sont drôles parfois … Mon épouse sourit en me disant que nous les hommes nous sommes tous habillés avec un pantalon blanc en tergal et une chemisette blanche, chaque matin on se met au garde à vous pour écouter le chef et ses directives de la journée. Notre aéroport a triplé de volume, ils l’ont internationalisés disent ils. Avant on marchait sur les pistes maintenant on passe par une plateforme. Le progrés disent ils. Mais comme il ne marche pas très bien : on descend sur la piste puis on monte sur la plateforme puis après on redescend au niveau de la piste dans l’aéroport. On ne peut pas perdre la face ici, donc on fait comme si…. Petit je me rappelle qu’on affrontait les 4 saisons pour se rendre à l’Ecole à pied, on marchait longtemps et au retour on pouvait jouer dehors en toute tranquillité, maintenant c’est différent, la TV nous parle de crimes d’enfants et des inquiétudes de parents. A l’école, le respect des professeurs c’est la première chose, un maitre pour nous, un modèle, une personne pour nous qui compte et qu’on écoute. Après les jeux, c’étaient les soirs de la pensée de mao : nos parents partaient en réunion dans le quartier pour comprendre son enseignement. Dans cet enseignement, beaucoup de pensées bourgeoises et hypocrites avaient disparus : on ne manifestait ni sa reconnaissance, ni des signes de politesses. Aujourd’hui, dans le parc situé à coté des immeubles, deux jeunes s’embrassaient comme dans les films étrangers et cela n’avait pas de sens, cela de plus dérangeait tout le monde. Mais peu importe l’argent, on est tous chinois, et on est fait tous du même drapeau, alors on peut déféquer côte à cote dans ses rigoles en béton, un peu comme à la turc, on dit. Le papier toilette chez nous est mis dans une corbeille à coté, jamais mis dans la fosse commune. Mais pour nous c’est normal. J’ai une vie confortable : avec mon épouse on gagne 3500RMB, on en profite pour économiser et faire plaisir : restaurant, parc de loisirs. L’autre jour on est allé à la montagne des singes : à nous trois on a dépensé près de 400RMB mais il fallait ça. Rien n’est pas cher en chine pour les loisirs. Le prix c’est le prix. On est allé une fois à Shanghai et nous avons dépensé 1 mois de salaire. Dans l’avion on a voulu aller vite alors on a joué des coudes pour ne pas perdre de temps. C’est habituel et c’est la vie de vouloir gagner du temps. On passe au guichet, puis on rentre dans l’avion et on se fait servir avec aucune amabilité, ni délicatesse : ils ne sont pas payés pour être aimables, juste efficaces. La manière que l’hôtesse m’a donné la serviette pour me nettoyer les mains étaient pour un étranger limite « je te la balance ». Nous on ne se formalise pas, les relations sont simples entre nous. Mon épouse a acheté contre 3 mois de salaires un véritable iphone, elle a pris soin de Laisser les protections pour ne pas l’abimer. Tout le monde la regarde, elle en avait tellement envie. De toute façon, c’est elle qui gère l’argent de la famille. Moi ce qui me plait c’est sortir avec les copains au restaurant, j’ai gardé mon cercle de copains de classe. Habituellement on va au restaurant et on boit à perdre haleine. Les retours sont difficiles. J’aime aussi la TV à la maison, elle est branchée en permanence, surtout en famille, c’est un peu notre guide spirituel. Notre voisine a un restaurant, elle fait travailler toute sa famille, sa fille de 16 ans a le même profil que ses camarades chinoises : l’esprit commerce et services. On y va de temps en temps en famille : c’est l’occasion de boire encore. Et si on est beaucoup, on fait une table de buveurs et une autre des femmes et enfants. Notre tradition du Gambe est importante : cul-sec des petits verres que l’on se défie. Par contre si on a des sujets communs ou décisions communes, on en parle à la maison. L’autre jour ma sœur a expliqué que sa fille avait des problèmes de mal de ventre : on a essayé de voir ce qu’on pouvait faire. Chacun a son rôle à jouer dans la famille, et on fonctionne comme ça. Dans l’immeuble il y a un étranger, je ne lui parle pas, mais on sait qu’ils ont la vie facile et luxueuse chez eux, mais ils n’ont pas le sens de la famille et divorce facilement. Nous, c’est pas pareil, on a nos traditions, on se fait élever par nos grands parents et on assume ensuite nos parents âgés. Les étrangers disent des choses pas bien sur nous, on le sait, mais on fait ce que l’on veut chez nous, ce sont nos affaires intérieures et on les laisse jacasser entre eux sans répondre. D’ailleurs nous on ne les aime pas, car ils sont différents. Mais nombreux tentent leurs expériences à l’étranger histoire de mieux revenir chez nous. Et même si des enfants naissent là-bas, ils sont chinois de sang et resteront chinois de cœur et de tradition. Les femmes sont malignes de savoir prendre ce qu’il y a à prendre chez l’étranger, le tout pour s’assurer une vie confortable et peu importe des sentiments ou pas, c’est un truc d’étranger. Mais en chine avant d’être chinois, on est chinois de telle ou telle province e, nous ici on est déjà mieux avec un climat favorable, une cuisine variée et puis c’est le pays de Hu Jintao, notre président. On dit que les pus belles filles viennent d’ici et que même la majorité des basketteurs de notre équipe nationale ont été formés dans notre région. Pour dire …. Il y a aussi un chinois qui a réussi dans le quartier, il a acheté une BMW et a dit que son prix c’était plus de 1 000 000 de RMB et qu’elle venait d’Allemagne pas de l’usine en chine et que sa qualité n’avait rien à voir, il n’est ni gentil, ni pas gentil, il est indifférent. Il se vante de partir faire le tour de France en vélo et vouloir habiter en Australie. C’est étrange lui est d’ici. Voila les chinois qui réussissent, encore plus bruyant et arrogant, le sens de se mettre en spectacle. Il fume comme les autres par contre, empestant femmes et enfants, et même en salles de gym, parfois je me dis que c’est gênant, moi qui ne suis pas fumeur. Souvent je me fais railler car je ne fume pas comme les autres pour montrer ma virilité. Moi par contre, j’ai une belle moustache et c’est tellement rare d’en avoir une en chine que je l’aborde avec élégance et les autres sont bien jaloux, certains disent qu’ils n’aimeraient pas en avoir une et que ça fait un peu animal, voire étranger ; je sais qu’ils sont jaloux. Sa femme, pour revenir au chinois à la BMW, est devenue une madame, elle prend un air haut, mais je n’y fais pas attention, elle ne nous regarde plus. On a dit que lui commençait à se faire tourner autour et elle, elle avait du faire des efforts pour ne pas perdre sa place, elle l’accompagnait maintenant faire du vélo le dimanche avec son club. Son fils aussi, il est habillé de bas en haut en produits de marque : rien n’est laissé au hasard. C’est vrai que c’est bien son gamin. Après tout la qualité des marques, c’est pas toujours comme des produits à nous. Tout va vite en chine, je me rappelle les vélos de partout avant et maintenant rares sont les femmes qui portent leur petit bébé sur les porte-bagages, les vélos d’antant sont remplacés par des voitures et des motos. Les queues n’ont pas disparu en chine, dés qu’il y a un bon coup à faire, le chinois sait perdre des heures pour y parvenir et même si certains resquilleurs arriveront à passer devant. Et si au bout du compte, on n’y arrive pas, c’est pas grave, on aura essayé. Par chance, on a eu un fils. Si on avait eu un doute, on se serait fait avorter, faut qu’on assure notre vieillesse : on gâte notre fils, il nous le rendra plus tard. Il est seul chez nous, mes parents habitent avec nous et s’en occupe pendant qu’on est au travail. Il faut qu’il réussisse, alors pendant les vacances, il suit des cours. Il a 8 ans mais on a déjà refléchit avec les voisins car ils ont une fille du même age et peut-être qu’une bonne entente nous permettrait à tous de rester soudés. Nos enfants sont élevés dans le partage, s’il fait une erreur, on lui explique calmement, on ne hausse pas la voix. Il doit connaitre son rôle et ses devoirs avant qu’il sache manier les baguettes. A midi, je déjeune avec mon collègue dans les restaurants de rue : on prend un plat et on déjeune à coup de baguettes contre quelques RMB sur le coin d’une table. Par contre ma sœur va chez nous quand elle veut : elle ne prévient pas, elle vient pour déjeuner parfois, en repars aussitôt. Il y a des heures de repas et chacun va à son rythme, moi souvent je reste devant la TV, car c’est captivant. Et puis je suis bon-public, j’aime tout ce que je vois. J’ai parfois du mal à distinguer ce qui est vrai. Mon voisin m’a dit que le contenu des publicités c’était pas toujours vrai, on lui avait dit, moi je trouve ça assez étonnant. Ils pourraient raconter des mensonges ? A toutes les occasions on se fait des cadeaux : on aime les belles boites, on ne se dit pas merci, c’est normal. Et puis souvent c’est des fruits de la province dont on revient. On aime les fruits et on raffole des fruits secs. Ma femme avec ses copines, elle aime sortir faire du shopping ou aller chez les unes ou chez les autres. Maman quant à elle aller faire le marché, se promener un peu, faire de la gymnastique dans le parc d’à coté et puis discuter un peu avec la voisine. Papa il est à la disposition de la famille, alors quand il peut se faire une soirée cartes ou majiang, on sait qu’il va rentrer fatigué. Mais papa ne comprend pas bien l’évolution de sa chine. Nous les chinois on a toujours des colis à porter qui sortent de nos astuces et arrangements, toujours quelques chose à échanger ou à donner. J’ai changé de métier en une fraction de seconde : mon patron d’avant m’avait bien aidé mais mon patron actuel m’a fait miroiter des avantages alors j’ai dit oui tout de suite : je ne dois rien à personne, pourquoi m’encombrer d’une notion de redevabilité occidentale que l’étranger a essayé de m’expliquer sans que je ne comprenne. La patronne actuelle, elle passe dans le couloir et regarde personne, son fils avachi dans le fauteuil de son père, envahissant les travailleurs ou balançant les cartes sur un mur comme un vulgaire enfant de patron sans limite. Les patrons dans notre sud ne sont pas toujours corrects.
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