Maman, te rappelles tu de ta promesse Qu’en fin d’année nous irions à la kermesse Que tourne la vie que tournent nos cœurs Pour que nous vivions nos moments de bonheur Et si par hasard au détour de nos jeux Nous rencontrions l’homme crachant du feu Nous saurions par instinct ne pas avoir peur
J’en ai pleuré des soirs entiers, de cette douleur d’être loin d’eux. J’ai eu peur tous les jours de ma vie qu’un accident survienne loin de moi J’ai crié leurs noms tout au long de mes chemins. Je les ai pressé sur mon cœur, mon âme et mon énergie J’ai souhaité qu’ils grandissent protégés.
La feuille couverte était rose, je lui ai recopié cette chanson L’ambiance me faisait chose, la musique avait de jolis sons Rien entre nous de morose, juste un partage de bon ton Nous étions loin d’une prose, rien qu’un parrainage d’émotion …
On a tous rêvé de trouver une maîtresse pour une nuit Une aventure de passage au coin d’un ascenseur, d’un hôtel ou d’un supermarché On a tous détesté rentrer seul le soir et de savoir que personne ne pense à vous Etre seul et pas accompagné, un cœur à prendre qui est déjà soldé On a tous trouvé le divorce pas naturel, le regard des autres que vous ressentez On ne s’est pas imaginé, séparé le papa du week-end sur 2 et qui subit le risque du beau-père quotidien Lorsqu’on les regarde à distance, nos enfants, on ne les regrette pas On s’est imaginé fort, on se trouve faible, lâche et pas bien On pouvait s’imaginer sacrifiée à leur évolution, on se découvre en partie fort, en partie égoïste On se veut bien, et on ne se trouve pas à la hauteur Refaire les erreurs qu’enfant on a détesté Alors on change de vie pour découvrir d’autres résolutions de problèmes On est un temps rajeuni, ragaillardi, un temps métamorphosé, mais loin de nos petits On devient père à distance, un père attentif, de manière temporaire On peut devenir un ex- sympathique ou un ex-antipathique Mais un père pour la vie et le plus dur est qu’eux le savent On devient parfois encore père et on ne refait pas les mêmes erreurs On essaye de trouver celle qui aurait du vous faire vibrer il y a une vie sentimentale de ça Mais elle n’était pas là, et vous n’étiez pas prêt. On s’est imaginé révolutionnaire, ne regardant pas des valeurs avec lesquelles vous aviez grandi. On devient conservateur et on cherche des bases sur lesquelles on souhaite reconstruire. La vie est courte et on souhaite laisser une belle image à tous nos enfants de toutes nos vies. Et tant pis pour cette maîtresse qu’on ne regrette pas.
Comme le vent qui ronge ; et qui s’engouffre en vous ; vous dévore et vous agace ; l’automne rend une copie triste avec des reflets gais ; la fraîcheur du matin laisse à l’après-midi le soin de vous réchauffer : une note d’optimisme dans un univers qui s’eteind : C’est l’amour hésitant. Tout s’est éclipsé sous un épais manteau de neige; 3 mois de doute ou d’amour caché ; saison du rongement ou du repli. Elle se range derrière sa tête et vous donne une copie triste et indifférente Démarrage de la vie avec ses premiers rayons de soleil, le printemps la fait sourire, la fait vous aimer ; elle s’approche de vous ; vous entoure et ne vous lâche plus. Eté des plus chauds, passion des plus folles; sentiments des plus endiablés; nuits d’amour des plus longues; elle est celle qui restera ces 12 mois. Elle; c’est tous les jours 4 saisons. Je l’ai découverte en automne, elle avait le printemps en elle, je l’ai aimé en été et elle me répondait parfois avec l’hiver. A vivre tous les jours, mon coeur saigne sous la neige et n’attends que le bourgeonnement et lorsque les feuilles tombent, la saison des grillons n’est pas loin.
Au réveil, Elle a la grâce d’un petit chat qui se réveille, qui se frotte les yeux et se débarbouille, Le matin, Elle a l’agilité d’une pieuvre quand elle s’agrippe à moi et m’entoure de ses bras, L’après-midi, Elle se métamorphose en tigresse quant elle joue avec moi, avec mon cœur et mes envies Le soir, Elle a l’instinct d’une panthère quand elle se frotte contre moi et cale son corps, La nuit, Elle se transforme en papillon et me fait voir son plumage aux couleurs de la vie Elle veut une fleur, je lui donne mon coeur sans peur Elle veut que je l’aime sans haine et sans peine Elle veut que je la désire et la sentir Elle veut que je la blottisse et la hérisse Je veux la croire et la voir sans miroir Je veux l’accompagner et l’aimer Je veux l’entendre et la prendre Nous avons ce sentiment d’un amour naissant Nous avons peur du quotidien blessant Nous avons confiance dans notre avenir existant.
J’ai senti le vent dans ses cheveux, son parfum m’est revenu, m’a frappé de plein fouet et ne m’a plus lâché. Je me suis endormi dans son corps, son âme était dans mon cœur, mes bras étaient autour d’elle. A mon réveil, elle n’était plus là, je ne sais si elle était un songe ou une pure vue de mon envie. J’ai gardé sur ma peau une trace du sable sur lequel nous reposions, je me suis adossé à un rocher et ai attendu. La fraîcheur de la marée a frappé mon esprit, a mouillé mes ardeurs, a refroidi mes souvenirs. S’en allant avec ce soleil lâche, je n’ai pas aimé l’ombre qu’il projetait sur la jetée, c’était celle d’un homme abattu.
Ses yeux semblaient mouillés La vie l'avait pourtant gâtée Je m'en suis rapproché Et vu qu'à travers cette buée De cette vitre mal lavée Qu'elle n'était pas une fée Je ne m'en suis pas relevé …
Ses paroles, dans le silence, coulent Les mots en excès me saoulent Sa voix au milieu de la foule M’offre le repère d’une boule Une pichenette pour qu’elle roule Et d’un coup adroit rentre dans le moule Mais se sentant à l’étroit La parole reprend ses droits Pour exploser au bout de trois Enuméré du bout des doigts Et diffuser l’écho de sa voix
Poêmes
J’écris ces lignes comme mon âme le ressent, je sens cet instant comme la lune qui se cache, je bois tes mots comme une fleur qui s’épanouit, je prends ta main quand le temps nous le permet. Mon cœur est une balançoire entre la raison et la passion, la vie et la mort, l’amour et l’indifférence. L’œil qui me regarde, m’observe, m’identifie, me chavire. Mes enfants qui me regardent et moi qui les vois grandir sans moi.
J'ai fait quelques pas encore Foulé une derniere fois son sable Senti l'air sur mon visage Apercu la marée s'eloigner J'ai regardé les bateaux Entendu le bruit des vagues Un enfant vient de m'aborder Il me parle de ses feuilles Me montre les voiles au loin Je me pose et ne dis rien Juste un instant pour moi Un moment que j'emporte Au fond de moi Je m'assoupis sur ce banc Un dernier rayon de soleil S'echappe et me fait tressaillir Je m'en vais et reviendrais Comme un appel, un phare qui Tourne en vous en montrant le canal Celui du chemin de ma vie J'ai réve de mes vallées Elles m'appellent Je sens la sueur sur mon front La douleur dans mon coeur Le sel sur ma langue J'aurais juste aimer leur dire au-revoir Qu'ils partent en se retournant En m'embrassant, non pas en s'enfuyant Il ne reste que mes larmes gardées au fond de moi. Les jours seront longs sans eux Le silence me rongera J'ai peur déjà des retrouvailles Je voudrais un signe, juste un Etre rassure, savoir qu'ils vont bien Qu'ils vont devenir bien Mon coeur s'est arrété de battre Le sommeil ne sera plus que passé Je ferme les yeux et ne veux plus les ouvrir.
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